Abréaction

Elle est une réaction, une décharge émotionnelle, qui libère de l’affect attaché au souvenir d’un traumatisme.


Selon Sigmund FREUD, l’affect est la traduction subjective de la quantité d’énergie pulsionnelle. Ce que je comprends comme un état affectif, agréable ou désagréable, l’affect teinte notre personnalité, notre façon d’être, gaie, mélancolique, colérique…

L’abréaction spontanée et importante, pleurs, colère, hurlements…, suivant rapidement l’événement traumatisant permet de supprimer une grande quantité d’affect liée au souvenir. Les longs sanglots suivant le décès de mon père et la colère exprimée à son entourage sont, peut-être, un exemple. L’avenir me le dira.

A distance de l’événement, l’abréaction est un travail de mémoire, se souvenir et revivre les circonstances, l’événement traumatique.

Il est entrepris dans la cure grâce à la parole et au transfère. Se faire une autre représentation pour passer à autre chose ou pour l’utiliser.

Quelqu’un a dit « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». Phrase aussi idiote que « 1 de perdu, 10 de trouvés » ou « mariage pluvieux, mariage heureux ».

J’ai perdu ma voiture une fois. J’en ai trouvé 10 qui me plaisaient, des petites, des grosses, des puissantes. Je n’ai pas pu les utiliser faute de clefs. En revanche, j’ai découvert ma voiture, après deux heures de recherche effrénée, là où je l’avais laissée. En ce qui concerne cette force que nous confère une catastrophe, un malheur, une épreuve, tout le monde aurait la capacité de la recevoir… Les autres sont-ils morts ?! C’est la résilience.

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