Sexualité et maternité

Dernière mise à jour : 12 nov. 2020

Mariage et maternité composent « la féminité accomplie » pour S. FREUD.

Selon lui, l’enfantement d’un fils ou d’une fille n’est pas vécu et n’a pas les mêmes répercutions pour une femme. Les ambitions qu’elle avait pour elle-même et qu’elle a dû réprimer sont reportées sur le fils.

La satisfaction d’en avoir un est immense, en comparaison à la naissance d’une fille qui réveille le souvenir des privations, la castration symbolique et les phantasmes rancuniers. D’autant plus que le lien d’attachement qui unissait la mère à sa propre mère, puis plus tard à sa fille, était exclusif, fusionnel ; attachement à une mère phallique, que la fille découvre castrée. Elle lui reproche de l’avoir privée de pénis, et la déteste pour ça. C’est ce qui lui permet de désinvestir ce premier objet d’amour pour chercher le phallus chez son père. La zone érogène du clitoris, stimulée par les contacts avec sa mère et ses soins, à l’origine des désirs sexuels inconscients, se transforme en envie du pénis. Certaines pulsions sexuelles sont refoulées.

Le complexe de castration inaugure le complexe d’Œdipe de la fille. L’envie du pénis devient l’envie d’un enfant avec son père.

La résolution du complexe d’Œdipe n’efface pas l’hostilité de la fille envers sa mère. Elle est responsable de la première blessure narcissique. Le choix du partenaire (nouvel objet) dépend en partie du père. Mais les reproches de la fille à sa mère se retrouvent dans les rapports du couple.

La plainte féminine est une dépendance à la mère qui limite l’investissement du nouvel objet, l’homme. C’est aussi le retour du refoulé œdipien qui s’exprime dans les rapports que la femme entretient avec lui. L’envie d’avoir ou pas de pénis pousse la femme à chercher à l’obtenir de l’autre en cadeau, inconsciemment, dans sa capacité d’enfanter.

L’absence du pénis peut être nié par celle-ci. La femme peut donc refuser jusque sa féminité.

Si l’homme pense détenir le phallus, il sait que c’est temporaire. L’érection ne dure jamais. Il craint sa perte. C’est le complexe de castration qui l’amène à renoncer aux satisfactions sexuelles avec sa mère. La résolution du complexe d’Œdipe n’efface pas la fonction du pénis en érection, l’accès à la jouissance. L’homme l’investit narcissiquement, il est fétichiste.

Y aurait-il en chacun une part de féminin et de masculin ?


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